Bienvenue aux petits poucets

Ce blog propose de courts billets en rapport avec l'astrologie des astéroïdes.
Son objectif est de les faire découvrir, ensuite de faire circuler l'information disponible, et de renvoyer vers des liens ou des publications qui en parlent...

Le Gravier Cosmique
fait partie de la constellation de L'OEIL D'HOROS, mon site personnel d'astrologie

mercredi 21 décembre 2011

Kronocroiseurs ? Zenocroiseurs ? Restez zen !

Several Circles - W. Kandinski
A l'occasion d'une petite révision sur Hidalgo, j'ai découvert que c'était un "zénocroiseur" mais aussi un "kronocroiseur". Caramba ! Mais qu'est-ce là donc ?
Lors de mon reportage sur la façon de retrouver un astéroïde sur sa période de révolution, je disais que quelques rares astéroïdes de la Ceinture pouvaient monter jusqu'à 8 ans, mais qu'il ne fallait pas trop rêver au delà... Et bien si ! Je pensais que seuls les Centaures étaient des kronocroiseurs... Et bien non ! Bienvenue dans un monde où de rares astéroïdes flirtent aussi avec des cycles "zéno-kroniens" !


ZENOCROISEURS
Si l'on en croit Wikipedia, un astéroïde zénocroiseur est un astéroïde dont l'orbite croise celle de Jupiter. Il existe plusieurs cas de figure, dont le notable cas des Troyens qui sont co-orbitaux (ils partagent la même orbite que celle de Jupiter). Nous n'en parlerons pas aujourd'hui pour nous concentrer sur les astéroïdes nommés qui frôlent ou coupent l'orbite de la géante gazeuse.

Le cycle de Jupiter est de 12 ans, mais ces astéroïdes ont une période inférieure, proche de celle de la famille des Hilda et Thulé que nous avons observée précédemment.

Un zénocroiseur peut appartenir également à une autre catégorie, si je prends par exemple le pittoresque et picaresque 3552 Don Quixote c'est également un astéroïde de la famille Amor. Sa période de révolution est de 8,7 ans. Et il est très incliné sur l'écliptique et excentrique.
Cette forte inclinaison semble une caractéristique importante car c'était déjà le cas pour Hidalgo, et c'est celui de 5335 Damoclès (p.r. de 40 ans), 5370 Taranis, un Amor avec une période de 6,1 an et 20461 Dioretsa (qui est un cas extrêmement à part de naveteur intra système solaire) avec une p.r. de plus de 116 ans.

1941 Wild, et 2483 Guinevere (Guenièvre) sur lesquels on possède peu d'informations, ont une période de 7,9 ans. Ils sont peu inclinés.
  • Taranis : 6,1 ans
  • Guinevere : 7,9 ans
  • Wild : 7,9 ans
  • Don Quixote : 8,7 ans
  • Hidalgo : 13,7 ans


KRONOCROISEURS
Wikipedia confirme que tous les autres kronocroiseurs notoires sont des Centaures. Cependant leur fonctionnement est différent. Ils ne sont pas limités dans leur navigation à l'orbite de Saturne, ils vont au delà : ils ne l'accompagnent pas ou ne le frôlent pas, comme le font les zénocroiseurs ou les Troyens. Le seul concerné est Hidalgo.

Damoclès et de Dioretsa croisent bien sûr Saturne, mais nous dirons : comme tant d'autres ! Car ils naviguent bien plus largement dans le système solaire.

La famille des Centaures
Onze astéroïdes sont considérés être des Centaures. Ex : Chiron, Pholus, Asbolus, Elatus, Okyrhoe... Tous les Centaures possèdent une période de révolution lente dépassant parfois de beaucoup celle de Chiron (50 ans) qui n'est cependant pas le plus rapide des centaures. La palme revient à 52872 Okyrhoe avec une période de 24 ans.
A l'instar de Chiron, Echeclus est classé comme astéroïde cométaire parce qu'on lui a trouvé une chevelure de comète. Nous profitons de cet article pour rappeler que cette caractéristique n'est partagée que par 3 autres dans le système solaire. Chiron n'est donc pas "unique" à ce niveau, mais reste "rare" !
  • Okyrhoe : 24 ans
  • Thereus : 34,85 ans
  • Echeclus : 35 ans
  • Rhiphonos : 35,8 ans
  • Elatus : 40,47 ans
  • Chiron : 50 ans
  • Chariklo : 63,2 ans
  • Asbolus : 76,1 ans 
  • Crantor : 86,1 ans
  • Pholus : 92,3 ans
  • Orius : 100,4 ans
  • Hylonome : 122 ans 
  • Nessus : 122 ans

Voici pour clore les informations relatives à la période de révolution de quelques autres astéroïdes, à cheval sur la Ceinture extérieure et les premières planètes gazeuses.

dimanche 27 novembre 2011

Sappho 80 ou les sens de l'amour

Parmi les astéroïdes impliqués dans la vaste gamme des sentiments amoureux et des questions relationnelles, il en est un qui intrigue, et qui fait jaser : Sappho. Son nom vient d'une poétesse du 7e siècle avant notre ère. On a dit d'elle qu'elle était la "dixième Muse". Ce n'était pourtant qu'une simple femme, aux prises comme tant d'autres dans les affres de l'amour.  Qu'avait-elle de plus pour qu'on en parle encore, à 2600 ans de là ?

Parenthèse : Astéroïde baptisé d'après un personnage historique

Sappho présente le cas d'un astéroïde dont le nom vient d'un personnage de l'histoire. Ne cherchons pas de mythe. Il n'y en a pas. En effet, les poètes - pour antiques qu'ils soient - ne sont pas des dieux, il ne personnifient pas plus des archétypes que vous et moi...  mais l'on peut penser qu'ils s'en rapprochent, si l'on considère qu'il existe une figure éternelle du "troubadour". En grec, le mot poésie a la même racine que celui de création.
Pour tenter de dégager un sens, et voir s'il résonne dans nos consciences et nos vies, c'est à un examen biographique qu'il faut se livrer. La source des recherches se basera sur les raisons de leur "célébrité"  : qu'ont-il fait qui leur aura permis d'entrer dans l'histoire ? quelle cause ont-il soutenue et fait progresser ? quelle nouveauté ont-il apporté au monde ?

Dans cette lignée des astéroïdes associés à un personnage historique réel, l'Oeil d'Horos a déjà présenté Hidalgo, prêtre révolutionnaire hispanique considéré comme le père fondateur du Mexique moderne (cf. Bulletin n°42)

Le côté "historique" d'un personnage n'est pas forcément un gage de clarté et de sûreté.
Toujours chez les poètes, nous pouvons observer qu'Homère (5700 Homerus), n'a qu'un siècle de moins que Sappho et pourtant son existence est largement mise en doute : il est qualifié de "légendaire" ou "d'invention". Un tel phénomène n'est pas forcément dû à l'antiquité d'une personne : nous voyons à l'heure actuelle des chercheurs douter de l'existence de Shakespeare, ou penser que, comme Homère, il n'était qu'un prête-nom (2985 Shakespeare).
En ce qui concerne ces deux dramaturges, je relève que leur renommée persistante, leur a valu de laisser une trace inattendue dans la dénomination des satellites naturels de Jupiter et d'Uranus qui reprennent des noms de personnages de leurs oeuvres (voir une note précédente sur les "grosses lunes").

Il existe un grand nombre d'astéroïdes portant des noms d'auteurs, écrivains, poètes, journalistes, etc...
J'ai donné un bref exemple de leur placement et de leur utilisation dans le thème de Julian Assange (Bulletin n°59).

Sappho historique

Sappho est décrite comme une petite brune à la peau mate, fille de deux notables de Mytilène sur l'île de Lesbos. Elle serait née vers 630 avant JC, seule fille au milieu de trois frères. On ne lui connait qu'une fille très aimée qu'elle avait prénommée comme sa propre mère Cléis.
Elle était à la tête d'une école de jeunes filles dédiée aux Muses et à Aphrodite, où l'on enseignait la poésie, la musique, la danse et les mystères d'Aphrodite. A la fin de leurs études, les jeunes filles ne devenaient pas prêtresses d'Aphrodite mais se mariaient.

La notoriété particulière actuelle de Sappho vient de ce qu'elle exprimait les moeurs libres de son époque et de son pays. Ses vers illustraient son homosexualité de façon explicite et n'ont commencé à être censurés que lors de la montée du Christianisme. Antérieurement, ils ne choquaient pas. De ce fait, cependant, son oeuvre n'est connue que par des courtes citations faites par d'autres auteurs contemporains ou ultérieurs, et le phénomène a généré une distorsion entre l'individu historique et ce qui est devenu son "personnage" dont l'image a pu connaitre de nombreuses vicissitudes en fonction des points de vue culturels.

Signification générale de Sappho 80 pour l'astrologie

Proposition de Demetra George (dans Asteroïd Godesses) :

<< La poétesse grecque Sappho représente le principe de la sensibilité romantique et artistique. [...] Ses poèmes d'amour évoquent les sentiments intimes et personnels que sont le désir ardent, le chagrin (amoureux), la jalousie, et les transports de l'extase. Dans son oeuvre, elle évoque une vaste gamme de sentiments d'amour : envers une seule personne ou plusieurs, conjugaux ou non-conjugaux, hétérosexuels, lesbiens et maternels. Sa vision repose sur l'empathie et l'attirance entre les personnes en tant qu'êtres humains. Considérée comme la dixième muse, Sappho explora avec délicatesse et subtilité le supplice et l'extase de l'état amoureux.  Elle écrivit : "Encore une fois l'Amour, l'irrésistible, le doux amer, qui affaiblit mes membres, rampe et s'insinue en moi comme le vent dans ma ramure".
Astrologiquement, Sappho est un intermédiaire progressif dans l'octave qui conduit de Vénus à Neptune. Sappho raffine la vibration vénusienne, et sensibilise les individus aux émotions qui s'associent à leur sexualité. Reconnaissant que toute l'humanité a le même besoin d'amour, Sappho enseigna le besoin d'aimer tant les hommes que les femmes, et d'honorer le pouvoir guérisseur de l'amour sous quelque forme qu'il se présente (de tels enseignements allumèrent la controverse quant à ses orientations sexuelles).
En thème, Sappho est un marqueur de sensualité et de sexualité, des émotions fortes en amour, de talent poétique, et d'éducation féminine dans les arts. Une personnalité marquée par Sappho est caractérisée par un haut degré de raffinement esthétique et de sensibilité romantique. Même si Sappho peut fonctionner comme un indicateur de la préférence sexuelle, il suggère plus simplement une réceptivité et une empathie avec les personnes du même sexe, qui peut se prolonger en une activité sexuelle, ou pas.
Une Sappho en aspects tendus pointe vers des difficultés potentielles à comprendre ou à exprimer l'amour et la sexualité, durant le temps où l'individu apprend à équilibrer ses besoins d'intimité avec d'autres aspects de sa nature.
En synastrie, les contacts de Sappho dépeignent des attractions (ou répulsions) d'ordre sexuel ou sensuel. >>

Proposition de Phillip Graves *

<< Sappho
représente le raffinement de l'esthète, le désir de se lier profondément à quelqu'un, ou de se sentir pareil aux autres. Éducation artistique féminine, sentiments extrêmes en amour, besoin d'amitié, capacité poétique, sensibilité artistique et amoureuse, liens avec les personnes du même sexe qui vont au delà de la simple amitié, sensibilisation des individus à leur sexualité, sensualité, partage de valeurs et d'intérêts esthétiques et artistiques, sociabilité.
Les aspects difficiles de Sappho indiquent des difficultés à se faire des amis qui soient vraiment proches, la solitude, des problèmes dans la compréhension ou l'expression de l'amour et de la sexualité, un problème pour harmoniser le besoin de rapprochement et d'autres facettes de la personnalité.
La position natale en signe de Sappho indique ce que l'individu fait pour, ou avec, ses amis les plus proches, tandis que la maison natale montre ce que l'on a le plus besoin de partager. En synastrie Sappho éclaire des attirances sensuelles ou sexuelles. Les transits impliquant Sappho accentuent les valeurs communes entre les gens et renforcent l'interaction avec les amis les plus proches. >>

* Ce texte a été trouvé sur un forum anglais sans autre précision par rapport à l'auteur.

Propositions de Martha L. Wescott
[Le texte de Graves ci-dessus est un mix presque littéral de ce que disent Demetra et Martha. Je ne répète pas].

Martha précise :
<< La maison natale de Sappho indiquera (avec les aspects en jeu) qu'est-ce qu'il est le plus important de partager pour l'individu, c'est le lieu où se tient "l'investissement" que l'on met à se lier. Et le Signe donnera des indications sur ce que l'on fait pour /avec ses amis proches.
Par exemple, en Cancer, Sappho pourra cuisiner, nourrir, prendre soin ou materner les amis. En Lion, Sappho voudra "jouer avec" et divertir ses amis, en Scorpion, Sappho pensera que l'amitié est un autre nom pour thérapies de groupe !). Dans l'interprétation natale, Sappho expose les valeurs, le talent artistique et la sociabilité de Vénus, et ajoute des précisions aux besoins amicaux d'Uranus. >>

Propositions de J. Lehman (extraits d'un dossier de 15 p. dans son livre)

<< Lorsqu'Al Morrisson et moi même avons étudié les effets de Sappho, nous avons remarqué deux points significatifs : le sexe et le travail. Alors que la dimension sexuelle n'était pas une surprise en raison de la vie de la poétesse, il devint évident que les aspects liés au travail ne pouvaient être écartés ou tenus pour des coïncidences, parce qu'ils apparaissaient avec trop de régularité. Par exemple j'ai vu plusieurs exemples de personnes quittant une place ou démarrant un nouveau travail  durant les transits de Sappho à Mars.
Ce double motif de sexe et de travail réunit le thème central freudien de la névrose sexuelle. Depuis Freud, les thérapeutes ont trouvé bien d'autres causes médicales aux dysfonctionnements ; pourtant la gestion de l'énergie sexuelle est un facteur clair dans bien des cas. (...)

Biologie
Dans l'interprétation astrologique, le placement de Sappho en thème natal pourrait montrer quelque chose de la capacité à intégrer le sexe à la personnalité, et dans certains cas, s'il existe des dysfonctionnements sexuels.
Ce qui n'apparait pas clairement dans le travail de Freud, c'est que le fait de charger des objets d'une signification sexuelle, comme l'Eros en donne l'exemple, requière une capacité symbolique excédant de loin celles des premiers hominidés. Le sexe et l'astéroïde Sappho fonctionnent à un niveau biologique (c'est à dire qu'ils entrent en fonction avec le corps), tandis que l'Eros est une fonction intellectuelle. (...)

Métaphysique
Bien que les effets sexuels mis en relation avec l'astéroïde Sappho soient spectaculaires, la sexualité n'est pas la seule thématique impliquée. Après tout, Mère Thérésa avavait Sappho conjointe au Noeud Nord au natal. Peu de psychologues acceptent que la théorie du refoulement freudienne soit la réalité ultime de la psychologie humaine. Fort heureusement les enseignements orientaux sur la Kundalini commencent là ou Freud s'est arrêté.
La Kundalini est l'énergie spirituelle que toute personne vivante possède. La Sushumna est la route que la Kundalini peut suivre lors de son ascension dans le corps vers un niveau de conscience graduellement plus élevé. Chaque chakra représentant sept niveaux d'énergie dans le corps est associé à une vibration particulière, depuis la survie la plus basique, représentée par le premier chakra (périnée), en passant par le second chakra de l'énergie émotionnelle et sexuelle (parties génitales), jusqu'au plus sublime fusionnant avec l'Indicible associé au septième (sommet du crâne).
Chez la plupart des gens, ce courant d'énergie de circule pas. Il est "bloqué" de sorte qu'il est rarement actif au delà d'un certain chakra particulier. Ce blocage représente le niveau de développement de l'entité vivante. Dans cette hiérarchie, la simple survie vient en premier, puis des considérations émotionnelles et sexuelles, puis des processus mentaux ou intellectuels, puis la foi et le service, puis des royaumes spirituels, puis l'identification au Soi, suivie finalement par la dissolution complète de la personnalité séparée. (...)

(...) Je suggérerais que l'astéroïde Sappho pointerait quelque chose que nous pourrions appeler le cycle énergétique ou l'internalisation de l'énergie. Dans cette optique nous pouvons comparer Sappho et Mars. Mars montre l'énergie dirigée vers l'extérieur. Sappho n'est pas l'énergie dirigée vers l'intérieur mais utilisée à l'intérieur.
Cette distinction peut être illustrée en rapprochant les différences entre Sappho transitant un Mars natal et Mars transitant une Sappho natale. Mars transitant une Sappho natale peut représenter un moment de tension sexuelle accrue (Cet aspect n'est aucunement une garantie  de satisfaction sexuelle, juste un indice d'un renforcement de l'intérêt pour la question). Sappho transitant Mars peut représenter une énergie plus importante disponible pour le fonctionnement marsien habituel de l'individu. Mars de transit apporte son énergie dirigée vers l'extérieur pour attiser la flamme de Sappho natale ; les fonctionnalités de Sappho sont "transfusées" (par Mars) à ce moment là. Avec Sappho en transit le pouvoir interne du système sexuel trouve une voie d'expression au travers du Mars natal. Sil'individu utilise Mars de façon primaire et sur un mode sexuel, alors ce sera un moment où le désir sexuel sera renforcé. Mais si la personne utilise son Mars plutôt pour le travail, le transit de Sappho peut représenter un moment où l'on abat plus de travail, où le besoin d'activité et de dépense physique est plus fort.
De la même façon que la relation de Sappho à Mars montre comment son énergie interagit avec la personnalité, la connexion de Sappho aux planètes extérieures montre les manifestations transpersonnelles de cette énergie. (...) >>.

NDLT : le lien de Sappho avec le travail est expliqué ultérieurement et explicité par une compréhension énergétique basée sur les concepts orientaux. En résumé de même que Mars n'est pas uniquement lié à l'activité sexuelle mais à l'activité tout court, selon les personnes et leur "focalisation" sur un point, l'activité d'une part et et l'énergie interne représentée par Sappho d'autre part seront dévolus ou consacrés à des objectifs pouvant sembler très variables et dissemblables en apparence mais qui sont rapprochés à l'arrière-plan de la réflexion par la question : que faisons-nous de notre énergie ? Où l'investissons-nous ? Comment ?...

Définitions

Soleil-Sappho :
La sexualité est d'une grande importance pour cette personne. Cependant elle consacre beaucoup d'énergie et de temps à des choses extérieures à la relation. Cet individu s'implique à fond... (...) De telles personnes sont souvent oublieuses des attentes et des désirs de leurs partenaires.
Lune-Sappho :
La personne définit sa valeur personnelle en termes de relations sexuelles (si on n'en a pas, on ne vaut rien...). Par conséquent, une rupture de la relation peut amener une dépression. Avant de s'engager sexuellement, l'individu pourra chercher à s'assurer de liens émotionnels puissants. Des aspects durs peuvent indiquer que le sexe est vu comme un devoir (une obligation). Même chose avec des aspects à Vesta.
Mercure-Sappho :
Une priorité élevée est mise sur la communication au sein de la relation sexuelle. Cette personne peut aussi être plus intéressée à parler de sexe plutôt que de l'aborder sur un plan... pratique.
Vénus-Sappho :
Personne sexuellement magnétique et qui attire par ce moyen. L'esthétique est une compostante essentielle du désir sexuel.
Mars-Sappho :
La personne est prête à tout faire, y compris renverser les montagnes, pour avoir le partenaire sexuel qu'elle convoite. Le hic, c'est qu'elle est parfois plus intéressée par le processus qui consiste à obtenir les faveurs de l'autre que par la personne qu'elle vise elle-même. Une fois engagée, la personne perd l'énergie disponible pour la sexualité (la chasse passionne plus que la capture...). Dans des cas extrêmes elle ne peut être à l'aise qu'en donnant sexuellement mais pas en acceptant de recevoir.
Jupiter-Sappho :
Cette personne peut être intéressée par les aspects les plus théâtraux de la sexualité, comme les fantasmes incluant certaines tenues ou accessoires. Elle peut aussi simplement transformer une rencontre sexuelle en production (filmique ?).
Saturne-Sappho :
Le partenaire sexuel peut présenter une différence d'âge marquée. Ou bien l'individu peut être enclin à tenter de résoudre une relation parentale au travers de sa sexualité. Lorsqu'il ne s'agit pas d'une relation parentale, ce peut être n'importe quelle autre relation qui cherche à être travaillée et améliorée.
Uranus-Sappho :
Pas un bon aspect pour la monogamie ! Cet individu essaiera probablement un échantillon de personnes très différentes, mais sera moyennement content si son partenaire agissait de même.
Neptune-Sappho :
Les fantasmes sexuels sont très importants. Malheureusement il est possible que l'individu fantasme totalement sur le fait que l'autre l'aime vraiment... Quelque fois des produits additifs sont nécessaires à l'excitation. Les personnes possédant une telle combinaison et qui ont un intérêt pour la spiritualité, peuvent croire que la sexualité représente une forme d'initiation spirituelle, et peuvent chercher à appliquer des principes trantriques, avec ou sans entrainement approprié.
Pluton-Sappho :
La personne peut chercher à contrôler chaque facette de la rencontre sexuelle (le moment, la position, etc...).
Ascendant-Sappho :
Cette personne est souvent vue comme plus intéressée par le sexe qu'elle ne l'est en réalité. Bien que les autres croient fréquemment qu'elle est toujours disponible sexuellement, ce n'est pas nécessairement le cas ! En général de telles personnes utilisent le charisme sexuel qu'elles dégagent naturellement  pour obtenir ce qu'elles veulent.
Pandora-Sappho :
Les rencontres sexuelles se produisent inopinément ou bien lorsqu'une relation démarre l'autre déguerpit en un clin d'oeil. La relation sexuelle est susceptible de déclencher toutes sortes de conséquences parfaitement imprévues.

lundi 10 octobre 2011

Du dédain des grosses lunes


Quel souci, mon thème et la béotie

Lors d’une balade sur internet, j’ ai trouvé une interrogation à propos de la pratique astrologique, confrontée aux progrès de la science : mais pourquoi les astrologues n’utilisent-ils même pas les grosses lunes des planètes extérieures ?

Uranus et quelques uns de ses satellites
Cette question s’intègre dans le contexte particulier de la « rénovation » de l’astrologie, discipline pour le moins traditionnelle qui s’enorgueillit plutôt de se maintenir depuis des millénaires, en incorporant les changements à dose homéopathique. Elle fait suite à l’affaire Pluton, qui a fait l’objet d’un reclassement astronomique plus judicieux, comme l’un des premiers représentants d’une nouvelle classe d’objets célestes : les planètes naines dont la forme sphérique (caractéristique typiquement planétaire) mais les dimensions modestes (caractéristique généralement attribuées à des « astéroïdes »), ont obligé la création d'une catégorie à part.

Cette nouvelle catégorie dont les objets tournent autour de 900 à 1300 km a attiré l’attention d’astronomes amateurs qui ont fait remarquer qu’il y avait des satellites naturels autour des planètes gazeuses, dont les dimensions étaient similaires, et qui étaient, pour leur part, découverts depuis longtemps.

Sommés de prendre position sur l’intégration (ou non) de nouvelles petites planètes à leur discipline sous peine d’apparaître comme passéistes et déconnectés de toute évolution, certains astrologues évacuent légèrement la question en rappelant que l’astrologie l’a déjà fait dans le passé en insérant Uranus, Neptune et Pluton.
On peut comprendre l’étonnement légitime des non-initiés : et bien, si vous l’avez déjà fait, pourquoi ne pas recommencer ? Et même avant d’ajouter des nouvelles petites planètes, pourquoi des satellites aux dimensions « intéressantes » ne l’ont-ils pas été bien avant, sans attendre des découvertes récentes ?


L’astrologue est embarrassé pour répondre parce qu’il doit le faire dans ses critères que son interlocuteur doit « admettre » sans  pouvoir les contester ou les critiquer. Les astrologues veulent 12 signes seulement (pas 13 qui causent une division du cercle disharmonieuse et franchement malcommode à l'usage). Et la seule évolution pour laquelle ils se sentaient vraiment prêts, c’était de trouver une ou deux grosses planètes après Pluton, ce qui leur aurait permis d’associer ces deux nouvelles venues à des signes qui antérieurement devaient se partager la régence d’une planète. Et c’est tout.

Au lieu de ces deux grosses planètes, on leur soumet une demi-douzaine de petites ! Et autant d’autres candidates potentielles. Flottement... Le compte n'est pas bon, il y en a trop.
Car la structure même de l’astrologie, l’un de ses fondements quasi inaliénable, repose sur la mise en relation symbolique d’une planète et d’un signe du zodiaque. Cette relation planète-signe, permet l’interprétation des maisons astrologiques. Et les maisons sont essentielles pour interpréter l’existentiel. L’existentiel et ses aléas, c’est justement ce qui amène les consultants voir un astrologue.On ne peut pas du tout faire l'économie de ce système ou le rayer d'un trait de plume.
Pour certains, ajouter des planètes en nombre irrégulier et repenser les maîtrises (relation planète-signe) risque d’enrayer l’horlogerie de l’interprétation astrologique en la rendant, à terme inopérante.

Là où une personne qui n’est pas concernée par une pratique (des procédés, des méthodes) qui l’ignore, ou ne la comprend pas, se sent libre de demander à ce qu’on ajoute ou retire des objets (à quel titre d’ailleurs ?), l’astrologue tente de préserver un système qui marche.

Cela pourra paraître paradoxal à beaucoup, qui sur la foi de prévisions ratées diffusées à grand renfort de médias, estimeront railleusement que sur le plan de l’efficacité qu’ils attendent (infaillible, mécanique, des données hyper précises impliquant zéro libre-arbitre et un destin totalement écrit d’avance, sans choix ni décision possible…), cela ne fonctionne pas tellement...

Mais l’astrologue n’est pas dans ces problématiques-là. Avec une humilité qu’on ne lui suppose jamais, il tente de comprendre et de se servir de son mieux d’un outil qui, dois-je le dire, le dépasse toujours un petit peu ou lui échappe en partie... parce qu’il n’est PAS le maître du jeu ! Parce qu’il ne fait pas les règles comme ça l’arrange. Et parce que le destin est de moins en moins écrit à mesure que la conscience des peuples s’éveille, change la donne, et reprogramme des événements à la volée.


Alors qu’en est-il de ce que j’ai appelé le dédain des grandes lunes ?

Les grandes lunes n’ont pour elles que leurs dimensions. Mais pas de chance, ce n'est pas un critère astrologique pour déterminer qu'un astre est important. Autrement, rien ne saurait être aussi "important" que le soleil, et tout le reste ne pourrait être qu'accessoire, tellement il est énorme...
N’ayant jamais été prises en considération par l’astrologie, il n’existe sur les grandes lunes aucune donnée de type interprétatif. En clair, on ne sait pas ce qu’elles veulent dire. Quand à savoir comment les utiliser pratiquement alors qu’elles restent indéfectiblement conjointes à leur planète dans les cartes du ciel, l’astrologue ne le sait pas. Sur le plan pratique, ces gros objets sont limités à leur planète dont ils sont indissociables. A quoi nous servirait d’avoir sur une carte un énorme amas, constitué de Saturne et de sa soixantaine de lunes, tous au même endroit ? Et bien, en l’état actuel de la discipline astrologique et de son fonctionnement...
à rien.

Sur un plan purement théorique, lorsqu’on aime cela, il n’est pas inintéressant de développer une réflexion ou une interrogation sur les satellites et leur planète. Phobos (la crainte) et Deimos (la terreur) sont les lunes de Mars. Un astrologue déplacera sa réflexion vers la symbolique et la psychologie en se demandant en quoi la crainte et la terreur peuvent participer à sa compréhension de l’archétype marsien…
Mais il sera beaucoup plus simple, plus rapide, et plus efficace de considérer juste la planète. Parce que l’astrologie est une pratique avant tout, et pas juste un moyen de philosopher sur des concepts abstraits.

Parce que l’on pense en général que l’astrologie est forcément « du grand n’importe quoi » parce qu’on n'en comprend pas les postulats ou qu’on les remet en question, l'on n’est pas préparé à comprendre qu’elle est en fait plutôt compliquée. Et que tout ce qui tend à ne pas la rendre encore plus compliquée qu’elle ne l’est déjà, est plutôt vu d’un bon œil…

Alors, exit les grosses lunes vides de sens qui sont un peu comme des pièces de puzzle ajoutées à la mauvaise boite...

A titre personnel, je suis très bien placée pour savoir que toute tentative d’ajout fait à l’astrologie donne à beaucoup de praticiens le sentiment qu’on prend le risque de briser sa mécanique, à vouloir trop vouloir courir les lièvres de la modernité (souvent sous provocation de tiers). Mon intérêt pour l’emploi additionnel d’astéroïdes n’a, du reste, jamais prôné une quelconque modification du système de maîtrise (relation planète-signe). Mais déjà, cette liberté que je prends, en supposant que des objets puissent être « intéressants » s’ils ne sont pas reliés à un signe, n’est pas forcément partagée ou comprise, dans la mesure où la liaison exclusive d’un signe à une planète fait quasiment partie de l’ADN de l’astrologie.

Un astéroïde a des choses qu’une grande lune du système solaire extérieur n’a pas : une orbite personnelle autour du Soleil, ce qui lui permet de visiter indépendamment tous les signes et de « dialoguer » (former un angle mathématique préconçu) avec toutes les planètes ou les autres astéroïdes. Un astéroïde peut être positionné sans erreur dans le zodiaque (des tables de positions précises existent à disposition des chercheurs). Ce qu’il n’a pas, ce sont des significations établies de longue date par la tradition.

Alors au bout du compte pourquoi le minuscule astéroïde Rhéa m'intéresse-t-il plus que le satellite Rhéa ? Parce que les astéroïdes peuvent être étudiés ou testés exactement comme des planètes avec la même latitude, alors que les mouvements d’un satellite sont limités.


Si par contre, un jour, nous cessions d’être des terriens pour aller habiter sur Jupiter, Saturne ou Uranus, il serait évident (à nos yeux actuels…) qu’il faudrait utiliser les lunes de la planète de résidence. L’une des règles de l’astrologie occidentale, c’est qu’elle est géocentrique : le point de vue est toujours effectué depuis notre planète et pas depuis le cœur du système solaire.

La révolution copernicienne de l’astrologie n’est pas encore accomplie. Si on change de repère pour se décentrer de la Terre, conceptuellement, il faudrait envisager que cette astrologie-là ne s’occuperait plus « centralement » de l’humanité qui y vit. Mais tout juste apprenons-nous tant bien que mal (et plutôt mal) à raisonner à l’échelle du globe. Et tant d’êtres ont encore à découvrir le fonctionnement de leur propre individualité avant de songer à s’intégrer à des réseaux plus vastes, et toujours moins locaux, sans s’y perdre de vue...

Ganymède et Titan (les plus grands satellites de tout le système solaire, un peu plus petits que Mars), devront attendre que la conquête spatiale soit définitivement mieux enclenchée avant de figurer dans des cartes du ciel, et d'évoquer des réalités différentes de celles qui sont les nôtres ici.

voir également : Panorama des petits objets célestes rangés par taille

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